Bienvenue sur le blog de Wendenmi Ezéchiel OUEDRAOGO

Je suis une branche de la vigne

J’écris ces lignes pour vous aider à comprendre un peu le monde du handicap. Nous rencontrons plusieurs sortes de handicaps dans la société. Il y a ceux qui sont nés avec un handicap et ceux qui se retrouvent un jour confrontés à ce défi.

Le handicap s’invite dans la vie d’une personne. Il ne s’annonce pas. Il vient à l’improviste. Et quand il s’invite chez toi, il devient maître des lieux. Il se moque de qui tu es. Il ne consulte pas ton CV. Tu deviens prisonnier de ton propre corps, rendant les gestes simples du quotidien difficiles à réaliser, voire carrément impossibles. Aucune personne n’est à l’abri du handicap.

QUE RESSENT LA PERSONNE QUI SE RETROUVE DANS LE HANDICAP ?

Quand le handicap s’invite dans la vie d’une personne, celle-ci perd tous ses repères. Ce sont des larmes, des paroles de désespoir, des plaintes… La personne devient colérique et n’a envie de rien. Tout ce qu’elle espère et veut entendre, c’est : « Bientôt, tu pourras reprendre tes activités. » Beaucoup ne savent pas que rien que de penser aux choses simples qu’ils pouvaient faire et ne plus en être capables peut plonger quelqu’un dans une dépression. Très souvent, cela se manifeste à travers des paroles de désespoir, mais beaucoup ne prêtent pas attention. Personne ne veut être aveugle, personne ne veut être sourd, personne ne veut être hémiplégique, tétraplégique, unijambiste… La personne se dit : « Si je n’étais pas dans tel endroit, cela ne serait jamais arrivé. » Des questions défilent dans sa tête chaque jour.

Moi, chaque jour, j’espérais que le neurochirurgien me dise : « Ezé ! J’ai trouvé une solution. » J’ai consulté deux autres neurochirurgiens de nationalité différente. Le diagnostic fut le même d’après les clichés du scanner et l’IRM. Cher lecteur, le monde du handicap n’est pas facile. Il est difficile d’exprimer ses rêves, ses envies… de peur d’être jugé ou incompris. En gros, je dirais qu’il faut le vivre pour comprendre, mais je le souhaite à personne.

COMMENT ÊTRE UTILE À UNE PERSONNE QUI SE RETROUVE DANS LE HANDICAP ?

D’abord, il faut noter que la personne en situation de handicap n’a pas besoin de pitié, mais de respect. Tu dois voir la personne comme elle est et non comme une personne handicapée. S’il remarque que tu le vois comme un handicapé, il ne s’ouvrira jamais à toi. S’il sent que tu viens l’aider par pitié, il se renfermera.

Pose-toi toujours cette question : Et si c’était moi ? Et si c’était mon enfant ? Évite de lui dire qu’il a baissé les bras et ne veut pas se battre. Je m’adresse surtout à ceux qui lui sont proches. Ce sont des paroles qui ravivent sa douleur. Sois patient avec lui. Dis-lui qu’il se bat bien. Dis-lui que bientôt, il verra le bout du tunnel. Dis-lui combien il est important pour toi. Propose-lui des sorties, mais sans lui mettre la pression. Partage avec lui un repas, une boisson…

Dis-lui souvent : « Aujourd’hui, tout mon temps est à toi. Je suis à ton service. » Mettez-le en confiance. Petit à petit, il verra tes efforts. Il se dira lui-même : « Je vais me battre. Je vais affronter le handicap. » Rappelle-toi que la vie, c’est l’amour. Rien de plus !

À TOUTES LES PERSONNES QUI SE RETROUVENT DANS LE HANDICAP !

Les premières années de ma vie en situation de handicap, je ne pensais pas que j’allais être capable de faire quelque chose par moi-même. Aujourd’hui, j’arrive à faire plein de choses. Écoute, c’est difficile, mais Dieu a toujours le dernier mot sur ta vie. Rends-lui grâce même quand tes larmes coulent et que tu ne comprends rien à la situation. Dieu a un temps pour toute chose. Ta souffrance a une date d’expiration bien fixée. Elle n’est pas, et ne sera pas éternelle.

Sache que ton quotidien sera rythmé par les regards des gens, le rejet, parfois la marginalisation. La dépression frappera toujours à ta porte. Prends garde de ne pas lui dire oui ! Le découragement, les angoisses, les pensées sombres feront presque partie de ton quotidien. Ma mère m’a appris à ne laisser personne voir mes larmes. Elle m’a appris à les essuyer. Alors ne laisse personne voir tes larmes. Sur ton lit la nuit, pleure, déverse ta colère. Ça restera entre Dieu et toi. Dès le lever du soleil, confie-toi à Dieu. Demande-lui la force. Demande-lui la foi de croire qu’il a un merveilleux plan pour ta vie. Et affronte la journée.

Ma mère m’a toujours dit que le handicap ne me diminue en rien. Elle le répétait très souvent. Alors ne laisse personne te faire croire que tu es inférieur aux autres. Même si ça fait des années que tu broies du noir, ne laisse pas le doute te faire croire que Dieu t’a oublié. Ne crois pas que Dieu entend les autres et fait le sourd quand c’est toi qui lui parles. Fais-lui confiance. Il est fidèle.

PRIÈRE !

Merci Seigneur pour ton amour envers nous. Je te demande de soutenir toute personne qui vit avec un handicap. Ce monde les a oubliés mais toi tu n’oublie jamais tes enfants. C’est difficile d’y faire face. Mais avec toi, tout devient facile. Fortifie-les et apporte-leur ta paix, ta joie, ton amour qui surpasse toute intelligence. Tu es le Dieu qui fait grâce et je crois que tu feras grâce. Que toute la gloire te revienne. Au nom de Jésus-Christ. Amen !

PS: Je reste ouvert pour vos questions. Si vous avez un proche qui vit avec un handicap, qui vit avec des escarres… je serai ravis de discuter avec lui, partager nos expériences. Mon whatsapp : +226 66 555 610

#Demeurez bénis

5 thoughts on “LE HANDICAP : COMPRENDRE ET AGIR

  1. Je t’admire beaucoup cher neveu. Que Dieu facilite davantage. Tu n’imagines pas les frissons que je ressens à chaque fois que je te lis, t’es un 10❤️

  2. Merci beaucoup Ézéchiel être une source d’inspiration pour ton entourage à travers ta résilience❤️.
    Demeure béni.

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